Les 10 livres des 10 ans de La Colline !

10 ans, 10 livres !

Nous avons eu du mal à les choisir, mais les voilà, nos dix livres « chouchous » !
Venez les (re)découvrir à la librairie… mais rassurez-vous, nous en avons plein d’autres à vous montrer !

canape-rougeLe canapé rouge,
Michèle Lesbre, Sabine Wespieser Éditeur

Ce livre-là, c’est presque autant une rencontre avec un auteur qu’avec une éditrice !
Quel bonheur de lecture… En compagnie de Michèle, on voyage dans le temps et dans l’espace, sur les rails du transsibérien et sur le fameux canapé rouge, c’est délicat, tendre, sensible, c’était notre livre de 2007 !

yegg

Yegg,
Jack Black,  Les Fondeurs de Briques

On a aimé soutenir ce livre au titre incompréhensible, écrit par un auteur mort depuis belle lurette et édité par une maison inconnue en 2008 !! Un bouquin génial et inattendu, qui a fait l’unanimité parmi ceux qui l’ont lu… On pourrait même faire
un club des « Yegg-addicts » !!!
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mariage

L’histoire d’un mariage,
Andrew Sean Greer, Éditions de l’Olivier

L’histoire d’un mariage ou d’un dé-mariage ? L’histoire de l’amour ? L’histoire de la vie ! En tout cas, une histoire très belle et étonnante qui nous a permis de voyager en 2009 dans l’Amérique des années 50…

 

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Paula T. une femme allemande
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Christoph Hein, Métailié

Un livre marquant, qui dresse le portrait d’une femme qui s’oublie dans sa passion… et qui a bouleversé ses lecteurs ! En 2010 nous avons longuement parlé art et
littérature allemande… de l’Est !
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attente-du-soir

L’attente du soir,
Tatiana Arfel, Corti

C’est un peu le roman sur lequel on s’accorde toutes à dire qu’on l’aime ! On le conseille dès qu’on nous demande LE roman de la librairie et on s’amuse depuis 2011 de vous voir revenir le chercher pour l’offrir en un, deux, trois, dix exemplaires !
(pour lire le coup de cœur publié à l’époque de sa sortie, c’est par là !)

Anima,
Wajdi Mouawad, Actes Sud

La rencontre avec Anima en 2012 fut un choc dans nos vies de lectrices.
Une écriture magistrale, une construction ingénieuse et poétique, un bouleversement émotionnel absolu !
Anima est un livre-monstre, un long cri d’amour et de souffrance, terriblement et
désespérément humain… Inoubliable !
(retrouvez le coup de cœur publié à sa sortie ICI !)
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mange-doudouLe Mange-doudous,
Julien Béziat, L’École des Loisirs
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C’est en 2013  que nous avons vu arriver dans la librairie une grosse patate molle… qui mangeait tous les doudous ! GLOUPS !!!
On a adoré et chaque client (ou presque) qui passait la porte a eu droit à l’histoire du Mange-doudous… Cette année-là restera donc pour nous toutes « l’année du Mange-doudous » et la découverte d’un auteur, Julien Béziat, qui depuis, est devenu l’un de nos « chouchous » !
(Le coup de cœur écrit cette année là est ICI)

ocean-amour

Un Océan d’amour,
W. Lupano et G. Panaccione, Delcourt/Mirages
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En 2014, un raz-de-marée exceptionnellement doux a déferlé sur Bergerac et c’est peu de le dire pour parler de ce bonbon bourré d’humour et d’amour ! Aucune parole dans cet album et on pourrait pourtant en dire tellement !
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miniaturisteMiniaturiste,
Jessie Burton, Gallimard
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2015 s’est placée sous le signe de l’Amsterdam du 17e siècle ! On vous a incités à découvrir ce premier roman foisonnant et dépaysant, et on vous a convaincus ! Attention le prochain livre de Jessie arrive… très bientôt !
(On vous en parlait déjà à sa sortie ICI)
 
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.bojangles
En attendant Bojangles,
Olivier Bourdeaut, Finitude
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Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir lire ce livre plusieurs mois avant sa sortie en 2016, et donc longtemps avant son succès médiatique… Merci à nos copains des éditions Finitude de l’avoir remis entre nos mains, pour votre plus grand bonheur, il semblerait…!
(Pour plus de détails, c’est par là !)

Le cas Malaussène, Daniel Pennac, éditions Gallimard, 21€

cas-malausseneUn nouveau « Pennac » ? On tend l’oreille…
Un nouveau « Malaussène »? On ouvre grand les yeux et on se précipite chez son libraire (pour peu que l’on ait subi les tourments du manque, une vingtaine d’années durant, en attendant une hypothétique suite aux aventures de « Benjamin, frère de famille »).

Car ce sont bien (presque) 20 années qui se sont écoulées, les enfants ont grandi, cette famille est toujours aussi fantasque, « foutraque » et attachante. Ça part dans tous les sens, la politique et la lutte sociale s’en mêlent, on se perd dans les méandres du présent et du passé, seul Benjamin est toujours notre bouc émissaire préféré, immuable, comme un phare dans la tempête…

Je pourrais vous dire que ce n’est pas le meilleure de Pennac, que ce dernier « Malaussène » n’a pas le charme et l’énergie des débuts…
Mais je vous dirais plutôt de vous laisser séduire encore une fois sans retenue car cette tribu impossible fait partie de mes plus chouettes souvenirs de lectures, vous savez, celles qui sont là, dans votre vie, juste pour le plaisir, le réconfort, les retrouvailles chaleureuses et réconfortantes.
Et puis quel bonheur que cette écriture joyeuse et gourmande !
J’ai relu « Au bonheur des ogres » ou « La fée carabine » quand tous les livres me tombaient des mains et m’ennuyaient, quand je voulais arrêter de lire, quand je me sentais seule ou triste, quand je voulais rire et m’évader…
Bref, ne me demandez pas, je ne suis ABSOLUMENT PAS objective.
Bon, je crois que je vais relire « Au bonheur des ogres »! Voilà !

Nathalie

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Le pays que j’aime, Caterina Bonvicini, Gallimard, 20€

pays-que-jaimeLa littérature italienne est souvent un subtil mélange entre fresque sociale, politique et intimiste. Cette fois encore, l’alchimie fonctionne.
Caterina Bonvicini nous raconte l’histoire d’amours d’enfance, des choix volontaires ou subis qui font de Valério et Olivia les héros de cette comédie moderne.
Et l’on navigue entre humour tendre et caricature grinçante.

Il vont se perdre, se retrouver et se perdre à nouveau (oui, je sais, on avait déjà Jules et Jim !) dans l’Italie de Berlusconi corrompue et en perte de repères.
Ils sont perdus, se laissent ballotter entre désir d’absolu et envie de réussite… Ils manquent parfois d’énergie pour défendre leurs convictions et leur amour. Sont-ils d’une génération qui a très tôt intégré le renoncement ?

Une belle description de ces années de transition, pas forcément pour un monde meilleur.
Mais même si l’on  a parfois envie de les secouer et de les aider à se battre, on s’attache à eux et à leur histoire qui ne finira peut-être jamais.

Nathalie

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Tropique de la violence, Natacha Appanah, Gallimard, 17.50€

tropiqueComment parler d’un roman si dur, d’une histoire si horrible, poisseuse d’une réalité dont nous sommes ici si bien protégés ?!

Mayotte, 101e département français, Mayotte qui a voté dans les années 70 conte l’indépendance des Comores, restant ainsi dans le giron de la République Française et devenant, peu à peu dans la région une destination pour les kwaff kwaff, ces bateaux surchargés de migrants plein d’espoir venus des îles environnantes, Comores, Mada, et autres pays africains…

« Mais c’est la France ici quand même ! », s’exclamera le vaillant employé en service civique de la maison des jeunes, fraîchement arrivé de métropole, abasourdi devant l’ampleur de la misère qu’il découvre…

C’est absolument incroyable, la justesse des mots et du choix des temps de narration de Natacha Appanah pour raconter cet enfer, pour montrer dans quoi une société pareillement boiteuse prend ses origines, et comment ceux qui la constituent, Marie, Moïse au yeux vairons le porte malheur envoyé par les djinns, Bruce le chefs de « Gaza » (ghetto qui porte hélas bien son nom…) et tous ces écorchés se sont construits -ou surtout consumés-, livrés à eux-même…

Cécile

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Les Portes de Fer, J.C. Grondahl, Gallimard, 23.50€

 

grondahlTrois âges de la vie d’un homme, de l’adolescence à la maturité.

Au fil des années, ses espoirs, ses doutes, ses désirs évoluent au fur et à mesure des joies et des chagrins de la vie. Mais toujours une constante, la solitude, ce désir infini de liberté qui l’empêche de s’investir vraiment dans une vie sociale et affective normale.

 

Banal me direz vous ? Certes, mais l’écriture juste et sensible fait de ce roman introspectif une histoire de vie qui nous interpelle, quelque soit notre âge et notre parcours. A quel moment l’acceptation laisse la place au renoncement, quel regard l’adolescent que nous étions pose sur l’adulte que nous sommes devenus ? Quand nous sommes nous débarrassés de nos espoirs pour pouvoir enfin vivre dans le présent et profiter de la vie comme elle se présente ?
Et au fond il reste beaucoup de place pour installer une joie de vivre plus apaisée et plus sereine. 
Il y a mille interprétations à ce roman, mélancolique et doux.
A chacun la sienne…
Nathalie